Une croissance démographique positive

Une croissance démographique qui reste positive, portée par le solde migratoire (excédents des arrivées sur les départs) : un solde migratoire de 0,72%/an sur la période 2006-2011 alors que la croissance démographique à l’échelle du Vaucluse et de la Région est quasi-nulle. Apt compte parmi les rares villes centre de Vaucluse à présenter un solde migratoire très positif (1,53%/an) sur la dernière période.

Des ménages tendanciellement plus petits : En 2011, la taille moyenne des ménages du SCoT du Pays d’Apt Luberon est inférieure à celle du Vaucluse. Et le phénomène de desserrement est plus fort dans le SCoT qu’à l’échelle du Vaucluse (-0,9 %/an contre -0,4%/an).

Une population vieillissante : ce phénomène structurel est marqué sur le SCoT du Pays d’Apt Luberon. Les plus de 60 ans représentent près du tiers de la population. Cela explique probablement en partie le desserrement accéléré des ménages.

Des revenus globalement faibles : une concentration des ménages précaires sur Apt. Cette faiblesse des revenus pèse sur l’accès au logement, locatif comme en accession. Ce constat est d’autant plus alarmant que le territoire attire de nombreux résidents secondaires avec des moyens financiers élevés.

L’habitat : un territoire à deux vitesses :

  • d’un côté des communes marquées à plus de 90 % par la maison individuelle, de plus en plus inaccessible pour des ménages vivant à l’année sur ce territoire (actifs, jeunes décohabitants, retraités, etc.) ;
  • de l’autre la commune d’Apt qui présente 50 % de logements collectifs, plus accessibles, notamment à la location (et lesquels se sont largement développés au cours des dernières années).

Les Résidents secondaires favorisent une pression sur les logements anciens de qualité tandis que dans certains centres anciens dépréciés, notamment à Apt, les logements se dégradent et accueillent des populations qui n’ont pas les moyens de se loger ailleurs. Ce sont eux qui fournissent le gros de la demande en logements sociaux.

La demande de logement social portant sur des petits logements (T1, T2, T3) est de plus en plus forte pour répondre notamment aux besoins de familles monoparentales et de personnes isolées de plus de 60 ans présentant des revenus encore plus modestes que ceux des ménages de Vaucluse.

Un parcours résidentiel pour l’ensemble des ménages du bassin de vie peu facilité.